Vous rentrez, un avis de paiement vous attend : un forfait post-stationnement (FPS) est tombé alors que vous pensiez être en règle. Bonne nouvelle — un FPS se conteste. Mauvaise nouvelle : la procédure est stricte, en deux étapes, avec des délais courts. Voici exactement comment faire à Paris.
FPS ou amende ? La différence qui change tout
Depuis le 1er janvier 2018, le stationnement payant sur voirie a été décentralisé. Un stationnement non payé ou insuffisamment payé n’est plus une amende pénale : c’est un forfait post-stationnement, une redevance due à la collectivité. Conséquence directe : on ne conteste pas un FPS comme une contravention classique. Il n’y a pas d’officier du ministère public, mais un chemin administratif spécifique — d’abord le RAPO, puis le Tribunal du stationnement payant.
Les montants à Paris
À Paris, le montant du FPS correspond au tarif de six heures de stationnement, et il dépend de la zone et du véhicule :
- Véhicule léger : 75 € en zone 1 (arrondissements 1 à 11), 50 € en zone 2 (arrondissements 12 à 20).
- Deux-roues motorisé : 37,50 € en zone 1, 25 € en zone 2.
- Véhicule lourd / SUV (plus de 1,6 t) : 225 € en zone 1, 150 € en zone 2.
Si le FPS n’est pas payé dans les trois mois, il est majoré : un forfait de majoration (minimum 50 €) s’ajoute au montant initial, au profit de l’État. À l’inverse, si vous choisissez de payer plutôt que de contester, le FPS est minoré de 30 % lorsqu’il est réglé dans les neuf jours suivant l’envoi de l’avis de paiement.
Étape 1 — le RAPO, sous un mois (obligatoire)
Le RAPO (recours administratif préalable obligatoire) est le passage obligé. Impossible d’aller devant le juge sans être passé par lui d’abord.
- Délai : un mois à compter de la notification de l’avis de paiement. C’est le point qui fait perdre la plupart des dossiers — ne le laissez pas filer.
- Destinataire : la Ville de Paris, aux coordonnées (courrier ou portail en ligne) figurant sur l’avis de paiement. Pas l’ANTAI, pas le tribunal à ce stade.
- Contenu : vos coordonnées, la référence du FPS, la plaque, le motif précis, et surtout les preuves (voir plus bas).
La Ville de Paris a un mois pour répondre. Son silence pendant un mois vaut rejet (décision implicite de rejet).
Le RAPO ne suspend pas le paiement
Étape 2 — le Tribunal du stationnement payant (ex-CCSP)
En cas de rejet, vous pouvez saisir le Tribunal du stationnement payant (TSP) — l’ancienne Commission du contentieux du stationnement payant (CCSP), rebaptisée le 1er janvier 2025. Cette juridiction spécialisée siège à Limoges. Le délai dépend du type de rejet :
- Rejet explicite (vous recevez une réponse négative) : un mois à compter de sa notification pour saisir le TSP.
- Rejet implicite (aucune réponse dans le mois) : deux mois à compter de la réception de votre RAPO par la Ville de Paris.
Vous n’avez plus à payer pour contester
Les motifs qui marchent
- Vous aviez payé : c’est le cas le plus fréquent. Votre reçu PayByPhone (session, horaires, plaque, zone) est votre preuve.
- Mauvaise plaque : erreur de saisie de l’agent, ou véhicule vendu / volé (joignez la déclaration de cession ou le récépissé de vol).
- Mauvaise zone tarifaire appliquée au véhicule.
- Véhicule ailleurs que sur le lieu indiqué, preuves à l’appui.
Le cas le plus courant : « j’ai payé et j’ai quand même eu un FPS »
Neuf fois sur dix, l’histoire est la même : le ticket PayByPhone a expiré pendant que la voiture était encore garée. Une réunion qui déborde, une session qu’on oublie de prolonger, une mauvaise zone sélectionnée — et le FPS tombe, même chez des gens parfaitement de bonne foi. Votre reçu vous permet de le contester… mais entre le RAPO, l’attente, puis éventuellement le tribunal, vous en avez pour des semaines, pour 50 ou 75 €.
La meilleure façon de s’épargner ce parcours, c’est de ne pas laisser un ticket expirer. C’est précisément ce que fait ParkAuto : le service surveille vos sessions PayByPhone et les renouvelle automatiquement avant l’expiration, dans la limite des règles que vous fixez. Et si un FPS résulte malgré tout d’un renouvellement qui aurait dû être fait, il est remboursé (voir les conditions de la garantie).
En résumé